La crise financière a conduit à une demande très générale de renforcement des pouvoirs des régulateurs, en particulier des régulateurs bancaires et des régulateurs de marché. Or les éléments les plus importants de la crise ne se sont pas produits hors du champ de compétence de ces régulateurs, mais bien dans des banques ou sur des marchés qui étaient soumis à leur régulation. Cette situation conduit à un certain nombre d'interrogations :
- Quel a été le rôle des institutions ou des marchés opérant aux franges des mécanismes principaux de régulation ? Exemples : établissements octroyant des crédits subprime et non régulés par la Fed ; rehausseurs de crédits (les "monoline") ; absence de marchés organisés pour les CDO, CLO, et autres produits complexes de structurés ou dérivés de crédits
- Comment expliquer les difficultés apparues dans les secteurs régulés, et plus précisément, la sous-estimation des risques des opérations de marché, en particulier sur les dérivés de crédits, par les régulateurs bancaires ?
- Quels sont les facteurs qui permettraient à l'avenir de remédier aux défaillances constatées soit aux franges du système, soit au coeur même de la partie régulée ? Peut-on se contenter des solutions combinant scénarios de stress, accumulation contra-cyclique de réserves, et renforcement des exigences de fonds propres vis à vis des opérations de marché ?
- réunion autour de Jean-Pierre Jouyet (Président de l' AMF) et Georges Pauget (Président de la FBF et Directeur général de CASA)